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Dossiers suivis

Environnement

Extraction de sables au large du Golfe du Lion

Un important projet d’extraction de sables est en cours dans le cadre d’une politique de lutte contre l’érosion côtière.

Les quantités extraites seraient à hauteur de 6 millions de mètres cubes. Ce sable serait alors réparti sur l’ensemble des plages du Golfe du Lion soumise à une forte érosion. Les zonages concernés le sont également par les projets Natura 2000 et du Parc Naturel Marin de la côte Vermeille.

Le CRPMEM LR est alors soucieux des impacts d’un projet d’une telle envergure :

  • Quels sont les impacts lors de l’extraction, du transport, du rechargement et de l’entretien ?
  • Quels sont les impacts tant sur la pêche, que sur l’environnement marin ?
  • Comment articuler un tel projet avec les objectifs de Natura 2000 en mer et du Parc Naturel Marin ?

Afin de veiller à la préservation des intérêts des pêcheurs, le CRPMEM LR œuvre afin d’être intégré dans le Comité de pilotage qui va être créé vraisemblablement en octobre 2010.

Pollution des eaux

Les professionnels sont largement dépendants de la qualité du milieu dans lequel ils exercent leur activité. Or, les écosystèmes marins subissent les effets de pollutions toujours plus nombreuses d’origines variées : micropolluants, eutrophisation, espèces invasives, perturbations hydromorphologiques ou pollutions par les hydrocarbures.

Toutes ces pollutions et dégradations peuvent être irrémédiables et impactent directement le pêcheur.

Face à cela, il est nécessaire de prévenir ces symptômes, d’y remédier et éventuellement de compenser les professionnels des pertes occasionnées.

Les professionnels du Languedoc-Roussillon demandent dès lors une stricte application de la directive cadre sur l’eau de 2000 et de la directive cadre « stratégie pour le milieu marin » de 2008.

En parallèle, le CNPMEM travaille actuellement a mettre en œuvre des procédures judiciaires visant à obtenir réparation pour les arrêts de travail découlant des arrêtés d’interdiction, pour le manque à gagner découlant de la diminution du nombre d’espèces et pour la dégradation du milieu marin.

Ce travail est en cours de réalisation et la faisabilité d’un tel recours est actuellement étudiée.

Natura 2000 et AMP

Natura 2000 est au cœur de la politique européenne de préservation de la biodiversité. Cette démarche vise à la fois à maintenir en bon état de conservation les habitats et les espèces, à développer de nouveaux modes de gouvernance des territoires, et à favoriser la prise de conscience collective sur les enjeux de la biodiversité et du développement durable. La France a ainsi désigné de nombreux sites sur le domaine maritime, notamment au cours de l’année 2008, venant s’ajouter aux sites lagunaires et côtiers déjà existants.

Parallèlement à Natura 2000, les différents engagements de la France en ce qui concerne la biodiversité marine, ont conduit à une volonté de développement des différents outils et moyens de gestion adaptés au domaine maritime, rassemblés sous la dénomination générique d’Aires Marines Protégées (AMP), notamment les réserves marines et les Parcs Naturels Marins. Fin 2007, une mission d’étude a été mise en place afin d’étudier l’opportunité de créer un Parc Naturel Marin initialement centré sur la Côte Vermeille.

Devant le développement de ces démarches environnementales, la mise en œuvre dès 2009 par le CRPMEM LR d’un projet pilote, dénommé « Pêche, Natura 2000 et Aires Marines Protégées en Languedoc-Roussillon » a laissé apparaître une réelle volonté de la part de la profession de s’impliquer et de se positionner comme des acteurs forts dans la gestion des espaces lagunaires et maritimes. Cette implication est d’autant plus importante qu’actuellement ces démarches sont encore soumises à de nombreuses évolutions : évaluation d’incidence, Grenelle de la mer, etc.

Pour plus d’informations, consultez la page dédiée à Natura 2000 et aux AMP.

Energies marines renouvelables – éolien en mer

Devant les engagements du Grenelle de la mer visant à ce que les énergies renouvelables représentent 23 % de la consommation d’énergie finale à l’horizon 2020, le Gouvernement a demandé aux Préfets des régions Bretagne, Pays de la Loire, Haute-Normandie, Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d'Azur de mettre en place, pour chaque façade maritime, une instance de concertation et de planification rassemblant l'ensemble des parties prenantes au printemps 2009.

L’objectif concernant les énergies marines renouvelables est affiché comme devant atteindre une production de 6 000 mégawatts (MW) en 2020.

Ces travaux ont permis au Gouvernement d'annoncer la sélection d'une dizaine de « zones propices » dans lesquelles l'éolien en mer sera probablement développé.

En Méditerranée, l’instance de concertation s’est terminée en février 2010 par la remise au Gouvernement d’un « Document de planification du développement de l'énergie éolienne en mer, régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon » identifiant une zone prioritaire de 250 km² située entre Port la Nouvelle et Sète.

L’Etat devrait lancer un premier appel d’offres à destination des promoteurs éoliens d’ici la fin du mois d’octobre 2010 afin que soient déposés un premier lot de projets d’implantation d’éoliennes en mer.

Récifs artificiels

Suite aux conclusions du bilan réalisé par le Cépralmar et la Région en 2008 et au séminaire du 20 novembre 2008 à Sète , la Région a lancé un appel d'offre dont l'objectif est :

  • de réaliser un guide pratique d'aide à l'élaboration, l'exploitation et la gestion des récifs artificiels à l'attention des maîtres d'ouvrages : ce volet a été attribué à BRLi / P2A (Lot 1 de l’appel d’offre) ;
  • d'élaborer un référentiel standardisé de suivi scientifique des récifs artificiels en fonction des objectifs des immersions et de définir des indicateurs halieutiques, environnementaux, socio-économiques et économiques : ce volet a été attribué à Créocean / Sirena (Lot 2 de l’appel d’offre).

Le CRPMEM LR est associé à ce projet de suivi au travers d’une participation à l’élaboration des documents (et notamment la réalisation d’un état zéro des activités halieutiques dans et autour des zones de récifs et mise en œuvre d’une méthodologie de collectes de données pour le suivi) et de la représentation de la profession.